



a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z
de
Ordre religieux : O.P.
Lieux d'activité : Salamanque, Dillingen
Notice biographique : (Salamanque entre 1494 et 1500 - Trente 1563). Théologien dominicain, confesseur de
l'empereur, important théologien conciliaire à Trente. Il étudia la
philosophie à Salamanque, y entre en 1518 chez les dominicains, est
ordonné prêtre à Tolède. En 1526, il part pour le couvent de Talavera,
où il devient prieur, ainsi qu'à Ocaña. En 1541, le chapitre provincial
le propose comme Maître de Théologie en même temps que Melchor Cano
(il sera élu en 1543). Dès 1542, l'empereur Charles Quint en fait son
confesseur, et conseiller pour des affaires religieuses et ecclésiologiques. La même année, il est élu vicaire général pour la province de Germanie, et avec le Père Gabriel de Guzmán (le confesseur de Marie de Franconie), il obtient la paix de Crépy en 1544. Il
s'engagea très fortement dans la rénovation des études au sein des
couvents de son Ordre, et soutient l'initiative des Jésuites. En 1548,
il participe à l'Interim d'Augsbourg, et fonde alors le Collège Saint
Jérôme à Dillingen, dans lequel il commence à enseigner et qu'il
organise en université. Plus tard (en 1561), il encouragea le transfert
de celle-ci aux Jésuites. C'est à Dillingen que ses principales oeuvres
théologiques et pastorales voient le jour. En 1552, il dut prendre la
fuite face aux troupes de Maurice de Saxe, mais retourne et réouvre
l'université en 1554. Il y renconte le cardinal Reginald Pole et est
invité en Angleterre sous la Reine Marie, où il enseigne à Oxford en
1555 et s'engage en faveur du rétablissement des monastère. Il est
appelé à Bruxelles en 1556 par Charles Quint, refuse d'être nommé
cardinal et évêque. Il retourne en Espagne et devint prieur à Talavera.
Il fut impliqué dans le procès contre Bartolomé de Carranza,
qu'il défendit à Rome, en Espagne et à Trente. En 1561, il est nommé
théologien papal pour la dernière session du Concile de Trente. Il y
défendit une position thomiste relativement orthodoxe, dans l'esprit de
la première génération des dominicains de Salamanque. Il laisse à ce
titre divers écrits de controverse contre les protestants. [d'après
U.G. Leinsle].
Bibliographie
- Olmedo, F.G., "Testamento de Fray Pedro de Soto, O.P.", Razon y fe 126 (1942), 141-146
- Carro, Venancio, El Maestro Fr. Pedro de Soto, O.P. y las controversias politico-teológicas en el siglo XVI, 2 vols, Salamanca, Convento de San Esteban, 1931-1950
- Canal, M., «El proceso de Fray Bartolomé de Carranza y el P. Pedro de Soto», La Ciencia tomista 20 (1928), 349-359
- Broggio, Paolo, La teologia e la politica. Controversie dottrinali, Curia romana e Monarchia spagnola tra Cinque e Seicento, Firenze, Leo S. Olschki, 2009, 53-54
Oeuvres imprimées
- Soto, Pedro de, Assertio catholicae fidei circa articulos confessionis, Coloniae, Ioannes Novesianus, 1555 [München BSB, googlebooks]